Comment reconnaître un verbe du deuxième groupe à coup sûr ?

Enseignante écrivant des conjugaisons de verbes du deuxième groupe au tableau dans une salle de classe

On tombe tous sur le même piège un jour : un verbe se termine en -ir à l’infinitif, on le classe dans le deuxième groupe, et la conjugaison déraille. Partir, dormir, courir, tous finissent en -ir, mais aucun n’appartient au deuxième groupe. Pour éviter les erreurs en dictée ou en exercice de conjugaison, il existe un test rapide et fiable qui fonctionne à chaque fois.

Le test du participe présent pour identifier un verbe du deuxième groupe

La terminaison en -ir ne suffit pas. Beaucoup de verbes du troisième groupe partagent cette finale. Le vrai critère de tri, c’est le participe présent en -issant.

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Prenons « finir ». Son participe présent est « finissant ». Le suffixe -issant apparaît : c’est un verbe du deuxième groupe. Prenons maintenant « partir ». Son participe présent est « partant », pas « partissant ». Ce verbe appartient donc au troisième groupe.

Ce test fonctionne sans exception. Si on peut former le participe présent en ajoutant -issant au radical, le verbe est du deuxième groupe. Sinon, il relève du troisième groupe, même avec un infinitif en -ir.

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  • Grandir donne « grandissant » : deuxième groupe, confirmé.
  • Applaudir donne « applaudissant » : deuxième groupe aussi.
  • Venir donne « venant » (et non « venissant ») : troisième groupe.
  • Courir donne « courant » : troisième groupe.

On peut aussi vérifier en conjuguant au présent avec « nous ». Les verbes du deuxième groupe forment leur pluriel en -issons : nous finissons, nous grandissons, nous applaudissons. Un verbe du troisième groupe comme dormir donne « nous dormons », sans trace du suffixe -iss-.

Étudiant consultant un manuel de grammaire française sur les verbes du deuxième groupe en bibliothèque

Conjugaison au présent de l’indicatif : les terminaisons qui confirment le groupe

Une fois le groupe identifié, la conjugaison du deuxième groupe au présent suit un schéma régulier. C’est d’ailleurs sa caractéristique principale : tous les verbes du deuxième groupe se conjuguent de la même façon.

Au singulier, les terminaisons sont -is, -is, -it. Au pluriel, le suffixe -iss- s’insère entre le radical et les terminaisons : -issons, -issez, -issent. Prenons « grandir » comme exemple concret.

Personne Grandir (présent)
Je grandis
Tu grandis
Il/Elle grandit
Nous grandissons
Vous grandissez
Ils/Elles grandissent

Ce tableau vaut pour tous les verbes du deuxième groupe sans exception : applaudir, choisir, réfléchir, rougir, obéir. On remplace le radical, on garde les mêmes terminaisons. Pas de surprise, pas d’irrégularité.

Verbes en -ir du troisième groupe : les faux amis à connaître

La difficulté ne vient pas du deuxième groupe lui-même, mais des verbes en -ir qui n’en font pas partie. Le troisième groupe rassemble tous les verbes irréguliers du français, et une bonne partie d’entre eux se terminent en -ir.

Les plus fréquents dans les exercices de français :

  • Partir, sortir, sentir, mentir, servir : leur radical change selon les personnes (je pars, nous partons).
  • Ouvrir, offrir, souffrir, cueillir : ils se conjuguent au présent comme des verbes du premier groupe (j’ouvre, tu offres).
  • Venir, tenir et leurs composés (revenir, obtenir) : conjugaison totalement différente avec alternance du radical.
  • Courir, mourir : pas de suffixe -iss- au pluriel.

Le point commun de tous ces verbes : aucun ne forme son participe présent en -issant. C’est le filtre le plus rapide pour les écarter.

Verbes du deuxième groupe à l’imparfait et au futur : même logique, même régularité

À l’imparfait de l’indicatif, le suffixe -iss- reste présent à toutes les personnes : je finissais, tu finissais, nous finissions. Cette régularité rend l’imparfait des verbes du deuxième groupe plus simple à maîtriser que celui de nombreux verbes du troisième groupe.

Au futur, on conserve l’infinitif complet et on ajoute les terminaisons habituelles : je finirai, tu grandiras, nous applaudirons. Là encore, pas d’irrégularité à mémoriser pour le futur du deuxième groupe.

Pourquoi cette régularité compte en cours de français

En exercice ou en dictée, identifier correctement le groupe d’un verbe permet de choisir la bonne terminaison sans hésiter. Un verbe du deuxième groupe ne réserve aucune surprise : son radical reste stable, et le suffixe -iss- signale clairement le groupe à chaque temps.

Depuis la session 2026, l’orthographe et la grammaire pèsent davantage dans la notation du brevet et du baccalauréat. Savoir classer un verbe dans le bon groupe n’est plus un détail de cours, c’est un point de notation concret.

Femme adulte révisant des exercices sur les verbes du deuxième groupe à son bureau à domicile

Méthode rapide pour ne plus confondre deuxième et troisième groupe

Face à un verbe en -ir dont on doute, la procédure tient en une étape. On conjugue avec « nous » au présent. Si la forme donne nous + radical + issons, le verbe est du deuxième groupe. Si le pluriel ne contient pas -issons, c’est du troisième groupe.

Appliquons la méthode à « réussir » : nous réussissons. Le -issons est là, c’est bien un verbe du deuxième groupe. Appliquons-la à « fuir » : nous fuyons. Pas de -issons, c’est du troisième groupe.

Cette vérification prend quelques secondes et fonctionne pour n’importe quel verbe en -ir du français. Le suffixe -iss- au pluriel est la signature du deuxième groupe, quel que soit le temps ou le mode. Une fois ce réflexe acquis, la confusion entre les groupes disparaît.